Des chercheurs du l'institut Karolinska (KI) ont montré que le polyphosphate faisant partie des plaquettes sanguines joue un rôle clé dans l'inflammation et la formation de
caillots sanguins. L'étude, parue dans la revue scientifique "Cell", décrit comment
ce mécanisme peut s'utiliser dans le cadre d'un traitement.
Les caillots sanguins sont une cause fréquente d'infarctus du myocarde et d'accidents vasculaires-cérébraux. Les chercheurs de KI ont montré que la formation d'un caillot engendre l'agrégation des plaquettes sanguines et la formation de structures appelées "fils de fibrine", en combinaison avec l'inflammation dans les vaisseaux sanguins. Les processus moléculaires dissimulés derrière ce phénomène ne sont toutefois que partiellement compris et connus.
Une équipe de KI, en collaboration avec des chercheurs américains et européens, a découvert qu'un polymère inorganique, le polyphosphate, joue un rôle clé dans l'inflammation et la formation de caillots sanguins. Des expériences sur des souris (et plus particulièrement sur le plasma) ont montré que le polyphosphate est libéré par les plaquettes sanguines et active le "facteur XII", une protéine que les scientifiques ont déjà identifiée comme facteur de coagulation. Le polyphosphate actionne également des substances inflammatoires qui contribuent à des fuites provenant des vaisseaux sanguins (un trait caractéristique de l'inflammation).
Les chercheurs ont enfin montré que certaines enzymes, des phosphatases, qui dégradent les polyphosphates peuvent empêcher l'inflammation et la formation de caillots de sang dans les vaisseaux sanguins de la souris. Ainsi, selon les scientifiques, les phosphatases pourraient être le point central d'un nouveau type de traitement de caillots sanguins et de certaines inflammations.
source : BE Suède numéro 11 (3/02/2010) - Ambassade de France en Suède / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62173.htm









