Lundi 6 février 2012

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L’ampleur de l’économie parallèle des faux médicaments

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Le laboratoire pharmaceutique Pfizer évoque l’ampleur de l’économie parallèle des faux médicaments comme un risque de santé majeur pour les Européens qui achètent leurs médicaments en dehors des circuits autorisés. En Europe, précise , ce marché représenterait près de 10 milliard d’euros.

« Cracking Counterfeit Europe », cette étude inédite, a été réalisée entre le 27 octobre et le 8 novembre 2009 par Norwood pour le compte de Pfizer Inc. 14 000 hommes et femmes de 14 pays européens y ont participé. Elle démontre que les médicaments contrefaits constituent une économie parallèle de très grande ampleur. En Europe, une personne interrogée sur cinq, soit l’équivalent de 77 millions d’individus, reconnaît acheter des médicaments délivrés uniquement sur ordonnance en dehors des circuits autorisés.

Des millions d’internautes, constate l’étude, achètent sur Internet des médicaments de prescription, sans savoir qu’entre 50 et 90 % des médicaments vendus en ligne sont des contrefaçons.

Les motivations des personnes qui achètent des médicaments sur le Net sont diverses :

* 32% des interrogés explique qu’elles le font par gain de temps et de commodité,
* 32% encore par souci d’économie et
* 27 % pour obtenir un médicament de prescription sans ordonnance.

Malheureusement, les médicaments contrefaits peuvent contenir des ingrédients nocifs, comme de la mort-aux-rats, de l’acide borique et de la peinture à base de plomb. Ils sont généralement fabriqués par des personnes ne possédant pas les qualifications requises et peuvent contenir une dose trop faible ou trop forte de l’ingrédient actif. Ces médicaments contrefaits peuvent ainsi entraîner des échecs thérapeutiques...

Près de 35 % des interrogées ne connaissent pas les risques qu’ils courent en achetant un médicament délivré uniquement sur ordonnance sans avoir eu de prescription médicale au préalable. La très grande majorité des interrogés, plus de 82 % déclarent cependant que s’ils avaient su que le médicament pouvait être une contrefaçon, ils ne l’auraient pas acheté.

Il ressort donc de cette enquête qu’il est urgent d’informer le public. Les gens ignorent les dangers réels des médicaments contrefaits ; ils n’ont pas non plus conscience qu’ils encouragent, par leurs achats, un marché criminel illégal et dangereux. Lire aussi Campagne de lutte contre les contrefaçons de médicaments.

Conclusion de Pfizer : adressez-vous à un professionnel de santé et n’achetez pas de médicaments de prescription s’ils ne vous ont pas été prescrits. Si des médicaments vous ont été prescrits, ne les achetez pas en dehors des circuits autorisés.

source : blogdelasante