Le Dr Ian Sanders de la faculté des sciences naturelles de 'Trinity College Dublin' propose une nouvelle théorie sur la façon dont se sont
formées les planètes au début du système solaire, à partir du nuage de gaz et de poussières qui entouraient le soleil naissant.
Selon la théorie conventionnelle, les météorites sédimentaires sont plus anciennes que les météorites ignées parce que leur composition chimique est plus 'primitive' et similaire à la composition du soleil. Les météorites ignées sont censées s'être formées postérieurement à la formation des planétésimaux sédimentaires (petits corps solides d'une dizaine de kilomètres de diamètre) qui se sont mis à chauffer et à fondre. Mais les techniques de datation les plus récentes ont montré que les météorites ignées étaient plus jeunes, d'environ 1,5 million d'années, que les météorites sédimentaires.
Selon le Dr Sanders, l'échauffement causé par l'isotope hautement radioactif, aluminium-26, a entrainé une fusion rapide des premiers planétésimaux. Ceux-ci ont pu rentrer en collision les uns avec les autres, et leur contenu liquide s'est répandu dans l'espace sous forme de petites gouttes en reconstituant la chimie primitive du disque d'accrétion. Les planétésimaux sédimentaires qui n'ont pas fondu, sont ceux qui se sont formés plus tard, après environ 1,5 million d'années, quand l'aluminium-26 a décliné à un niveau plus bas. Cette théorie offre aussi une explication à la formation des chondrules, qui sont des petites sphères vitreuses (de l'ordre de 1mm de diamètre) présentes dans les météorites anciennes. Selon le Dr Sanders, les gouttes, formées au moment des chocs entres planétésimaux fondus, auraient créé les chondrules.
source : BE Irlande numéro 36 (19/10/2009) - Ambassade de France en Irlande / ADIT -
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/60868.htm






